Publié par moulaaw le

PROCÈS MILA: L'AVOCAT D'UN DES PRÉVENUS SALUE L'ENVOI D'UN "SIGNAL D'ALARME" CONTRE LE CYBERHARCÈLEMENT
“C’est un procès politique, mais pas dans le sens péjoratif du terme.” Mardi, l’audience qui a vu comparaître treize individus accusés d’avoir harcelé Mila pour sa vidéo polémique sur l’islam, a été mise en délibéré. Le parquet a requis jusqu’à six mois de prison avec sursis contre douze d’entre eux et la relaxe d’un dernier.
“Ces réquisitions sont justes car il s’agit de primo-délinquants, il faut les traiter comme tels”, a commenté ce mercredi matin sur BFMTV Me Arnaud Dilloard qui a défendu l’un des prévenus.
Victime d’un déferlement de haine en ligne après avoir publié en novembre une vidéo polémique sur l’islam, Mila a dénoncé lundi soir à Paris, au procès de 13 de ses harceleurs présumés, des violences “totalement injustifiables”, qu’elle a refusé d’excuser.
"Des excuses sincères"
A l’audience, son client est le seul à avoir présenté ses excuses à Mila, tandis que les douze autres se sont limités à justifier leurs messages haineux par une impulsion irréfléchie.
“Elle ne mérite pas ce harcèlement. On a le droit de blasphémer, donc c’était à moi de ne pas l’insulter et de ne pas la menacer. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si je suis là aujourd’hui”, a-t-il répété au micro de BFMTV.